Un partenariat de recherche canado-australien
qui vise à prévenir les maladies infectieuses émergentes

La grippe aviaire, le syndrome respiratoire aigu sévère, les formes graves de la dengue et d’autres maladies constituent depuis quelques années un enjeu préoccupant à l’échelle mondiale. En Asie du Sud-Est et en Chine, où ces maladies se sont d’abord manifestées, cette réalité est plus frappante que partout ailleurs. La région a d’ailleurs été décrite comme un « point chaud » en ce qui a trait à l’émergence de maladies.

En 2010, le Centre de recherches pour le développement international (CRDI), l'Initiative de recherche en santé mondiale (IRSM), l’Agence canadienne de développement international (ACDI) et l’Agence australienne pour le développement international (AusAID) ont lancé l’Initiative de recherche en écosanté sur les maladies infectieuses émergentes (initiative éco-MIE). Mise en oeuvre en Asie du Sud-Est et en Chine et subventionnée à hauteur de plusieurs millions de dollars, cette collaboration en recherche vise à accroître les connaissances et les capacités aux fins de la prévention des maladies infectieuses émergentes et résurgentes et de la lutte contre ces dernières.

Une collaboration multipays ayant pour but
la production de connaissances sur les maladies émergentes

CRDI / Arlyne Beeche
Les citernes ouvertes peuvent constituer des sites de reproduction pour les moustiques vecteurs de la dengue.
Les trois équipes qui ont été retenues à la suite d’un appel à propositions concurrentiel lancé en 2010 sont constituées de chercheurs provenant de la Chine, de l’Indonésie, des Philippines, de la Thaïlande, du Cambodge, du Vietnam et du Laos. Ces équipes examinent la façon dont les nouvelles maladies voient le jour et s’efforcent de cerner les mesures qui pourraient être prises pour en prévenir la propagation au sein des populations vulnérables.

Provenant de plusieurs disciplines, ministères gouvernementaux et secteurs de la société, les chercheurs subventionnés unissent leurs efforts pour mettre en œuvre une approche écosystémique de la santé. Dans leurs travaux, ils analyseront comment la pauvreté, les facteurs sexospécifiques et la détérioration de l’environnement contribuent à l’émergence de maladies. L’initiative éco-MIE soutient en outre les efforts déployés par les chercheurs afin d’orienter les décideurs en ce qui concerne l’utilisation qui pourra être faite des résultats des travaux en vue d’améliorer la santé et le bien-être des gens.

Renforcement des capacités de recherche et de prise de décisions

L’initiative éco-MIE soutient des activités qui contribuent à renforcer les capacités de recherche sur les maladies infectieuses émergentes et résurgentes – selon une approche écosanté – et à générer des connaissances permettant d’améliorer la prévention des MIE ainsi que la préparation et la réaction à celles ci en Asie du Sud-Est et en Chine, d’une façon durable et adaptée en fonction du contexte local. Par exemple, l’organisation non gouvernementale canadienne Vétérinaires sans frontières reçoit du financement qui lui permet de renforcer la capacité des chercheurs, des praticiens du développement et des responsables des politiques de la région d’utiliser la recherche en écosanté et ses résultats pour générer des changements au chapitre des politiques.
initiative éco-MIE
Le CRDI finance des chercheurs des pays en développement afin de bâtir des sociétés plus prospères et en meilleure santé.
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