Raison d’être

Les changements climatiques ont d’importantes répercussions sur le continent africain. La sécurité alimentaire et hydrique, les moyens de subsistance, le logement et la santé sont tous à risque. La pauvreté généralisée, les écosystèmes fragiles, les institutions faibles et d’autres problèmes s’ajoutent à ces difficultés.

Le programme Adaptation aux changements climatiques en Afrique a été mis sur pied en vue de renforcer le savoir-faire africain en matière d’adaptation aux changements climatiques, afin de répondre aux besoins des collectivités, des décideurs et des établissements du continent.

Son but : réduire la vulnérabilité aux changements climatiques en Afrique. Il s’est employé à atteindre les grands objectifs suivants :
 
  • renforcer la capacité des scientifiques, des organismes, des décideurs et des autres intervenants africains de contribuer à l’adaptation aux changements climatiques,
  • soutenir, par le truchement de la recherche-action, l’adaptation des populations rurales et urbaines, en particulier des plus vulnérables,
  • favoriser une meilleure compréhension collective des constatations scientifiques sur la variabilité du climat et sur les changements climatiques,
  • éclairer les processus d’élaboration des politiques au moyen de connaissances scientifiques fiables.

Réalisations à ce jour

Le programme n’a pas encore tout à fait pris fin; en voici toutefois les réalisations à ce jour.

  • 87 % des projets financés ont été menés par des établissements africains.
  • Deux volets du programme de bourses de recherche sur l’adaptation aux changements climatiques en Afrique ont été financés. Le premier a permis à 45 chercheurs et spécialistes africains de réaliser des recherches du niveau de la maîtrise ou du doctorat sur l’adaptation aux changements climatiques.
  • Le réseau AfricaAdapt a été mis sur pied pour aider les chercheurs, les responsables des politiques et les organismes de la société civile à mettre en commun leurs connaissances sur les changements climatiques et sur l’adaptation à ces changements. Plus de 80 % des membres proviennent de pays africains. Pour en savoir plus sur la deuxième phase du réseau
  • Les équipes de recherche ont produit un important corpus de connaissances qui servira à orienter l’adaptation aux changements climatiques, et cette information est présentée sous diverses formes destinées à différents publics (articles scientifiques, thèses, présentations destinées à des conférences, énoncés de politiques, matériel audiovisuel, etc.). Au 31 mars 2011, les équipes avaient produit 447 extrants de la sorte.
  • Onze partenaires, membres du personnel et associés du programme ACCA ont été choisis comme auteurs ou auteurs principaux du Cinquième rapport d’évaluation du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC).

En quoi le programme ACCA change-t-il les choses ? Des chercheurs africains sont mieux outillés pour aider leurs sociétés à se préparer aux effets des changements climatiques. Des décideurs saisissent l’importance de travailler avec les groupes vulnérables pour cerner les risques et trouver des pistes de solution. En collaboration avec des chercheurs, des collectivités trouvent des façons de protéger leurs moyens de subsistance et d’en accroître la résilience dans un contexte d’incertitude. Voici quelques exemples.

  • Dans l’ouest du Kenya et dans le district de Same, en Tanzanie, les autorités financent la collaboration entre les services météorologiques et les prévisionnistes traditionnels afin que les agriculteurs aient un meilleur accès à des données et des conseils pertinents.
  • Au Bénin, un système d’alerte rapide a été établi dans 35 communes rurales, avec l’aide des agriculteurs, afin d’aider la population à mieux se préparer aux sécheresses et aux inondations.
  • Dans les provinces du nord-est du Maroc, les plans d’aménagement du territoire ont été revus afin de tenir compte de l’élévation du niveau de la mer et de permettre de se préparer à d’autres effets des changements climatiques. De nouvelles recommandations ont été formulées en vue d’aider les travailleurs des secteurs de l’agriculture, du tourisme et de la pêche à composer avec des problèmes tels que l’érosion, les ondes de tempête et la salinisation de la nappe phréatique et des sols.


À propos
Le CRDI finance des chercheurs des pays en développement afin de bâtir des sociétés plus prospères et en meilleure santé.
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