Des travaux de recherche qui visent à nourrir la planète
Le Fonds canadien de recherche sur la sécurité alimentaire internationale soutient des partenariats réunissant des établissements de recherche du Canada et des établissements de recherche de pays en développement dans le but de les aider à atteindre leurs objectifs. Il appuie un large éventail de projets et d’activités de recherche explorant les nombreuses facettes de la sécurité alimentaire. Les projets financés peuvent porter, entre autres, sur
  • les systèmes d’exploitation agricole permettant de réduire la dépendance à l’égard d’une agriculture hautement énergivore,
  • la culture d’espèces sous-utilisées afin d’atteindre une plus grande sécurité alimentaire et une plus grande sécurité du revenu,
  • la mise au point de technologies tenant compte des sexospécificités qui permettent d’accroître la productivité, d’améliorer la nutrition et de réduire les pertes après les récoltes,
  • le recours à l’expertise du Canada en biotechnologie dans le but d’améliorer le potentiel génétique des cultures et de mettre au point de nouveaux vaccins destinés au bétail,
  • l’augmentation de la valeur nutritionnelle des cultures pour résoudre les problèmes qui sont associés à des régimes carencés et à la malnutrition,
  •  la remise en état de terres sèches dégradées en tirant parti de l’expérience acquise par le Canada dans la recherche à ce sujet.
Cette liste n’est pas exhaustive. Voici les projets financés par le FCRSAI.


Adoption à grande échelle des innovations agricoles au Kenya (no 106510)

Il est particulièrement ardu de pratiquer l’agriculture dans les régions arides du Kenya en raison des pluies qui sont peu abondantes et irrégulières, de l’épuisement des sols et de l’eau et de la faible productivité agricole qui en résulte. Les changements climatiques ont aussi des répercussions néfastes sur les ménages. Malheureusement, les agricultures n’ont pas adopté les technologies efficaces mises au point au cours de décennies de recherche en agriculture, et les politiques mises en place n’ont pas su soulager la faim et la malnutrition. Il faut mettre en oeuvre des stratégies novatrices en matière d’agriculture et de mise en marché pour relever les défis de l’aridoculture.

Agriculture biologique dans les Andes péruviennes (no 106526)

Au Pérou, la pauvreté est presque trois fois plus prononcée en milieu rural qu’en milieu urbain, et la situation est encore pire dans les Andes. On dit souvent que l’agriculture biologique permet, de façon durable, d’augmenter le rendement des exploitations agricoles, de réduire la pauvreté, d’atténuer les effets des changements climatiques et d’accroître la sécurité alimentaire. Toutefois, en l’absence de recherches écologiques, sociales et économiques judicieuses, l’agriculture biologique ne peut faire grand-chose pour améliorer les moyens de subsistance des agriculteurs.

Amélioration de la fertilisation dans le Sahel (no 106516)

La sécheresse et la piètre fertilité des sols limitent le rendement des cultures dans le Sahel — use zone semi-aride qui s’étend sur plusieurs pays d’Afrique, dont le Niger, le Burkina Faso, le Mali et le nord du Bénin, Il s’ensuit souvent des famines accablantes. Heureusement, plusieurs technologies novatrices, dont la collecte des eaux de pluie et le microdosage des engrais, peuvent réduire la famine en augmentant le rendement des cultures. Le microdosage comporte l’ajout de faibles doses d’engrais au moment des semences ou peu de temps après la germination et l’établissement des plants. Bien que ces technologies puissent augmenter les rendements de plus du double, rares sont les agriculteurs qui les one adoptées en raison d’un manque d’argent et d’un soutien insuffisant sur le plan des politiques.

Amélioration des légumineuses à graines dans le sud de l'Éthiopie (no 106305)

L’Éthiopie est aux prises avec un grave problème d’insécurité alimentaire, accentué par la croissance démographique, la dégradation des sols et les sécheresses fréquentes. Les légumineuses à graines, telles que le pois chiche, la lentille et la féverole, sont importantes pour les agriculteurs éthiopiens, car elles constituent une source additionnelle de protéines, de revenu et de sécurité alimentaire. Utilisée dans la rotation des cultures, elles peuvent accroître la fertilité et la santé du sol. Or, en général, les variétés cultivées en Éthiopie ont un faible rendement, sont pauvres en protéines et n’ont guère la capacité d’enrichir le sol.

Amélioration des variétés culturales et de l'élevage de la chèvre en Tanzanie (no 106512)

Plus de 80 % des Tanzaniens vivent en milieu rural et comptent sur l’agriculture et l’élevage pour leur subsistance. Les revenus et la nourriture qu’ils tirent de la production animale proviennent en premier lieu de l’élevage bovin et, en second lieu, de l’élevage caprin. Malheureusement, la manière dont les chèvres sont nourries conduit souvent à de piètres taux de croissance et de production laitière.

Aquaculture en milieu rural au Sri Lanka (no 106342)

Le Sri Lanka se tourne vers l’aquaculture pour diversifier son économie rurale et accroître sa production alimentaire, en particulier dans les provinces du nord et de l’est du pays, qui se relèvent d’une guerre civile. L’aquaculture est certes riche de promesses, mais il importe de la gérer de façon responsable, tant sur le plan social qu’environnemental. De plus amples connaissances sont nécessaires afin de concevoir des systèmes d’aquaculture qui soient respectueux de l’environnement tout en étant rentables. Il est notamment crucial de connaître d’autres modes de production possibles, pour faire en sorte que l’aquaculture représente un moyen de subsistance durable en milieu rural.

Augmentation de la production de petit mil en Asie du Sud (no 106506)

La production de petit mil, en dépit des vertus nutritionnelles de cette céréale, de sa capacité de croître dans des conditions difficiles et de sa facilité de stockage, a toujours été négligée par les politiques agricoles gouvernementales déployées en Asie du Sud. Ces dernières, en effet, ont privilégié les cultures de rente et les céréales comme le riz et le blé. Le petit mil constitue pourtant depuis longtemps un élément essentiel du régime alimentaire des habitants de la région. Des recherches s’imposent, et l’on fait appel aux petits agriculteurs et aux collectivités autochtones d’Asie du Sud pour mettre au point de nouvelles variétés de petit mil.

De la ferme à la fourchette : amélioration de la nutrition dans les Caraïbes (no 106525)

Le taux d’obésité est à la hausse dans les Caraïbes, surtout en raison du peu d’attention accordée à la production alimentaire locale par les pays de la région. Ces derniers ont plutôt opté pour un développement économique axé sur l’exportation de cultures de plantation, ce qui a engendré une forte dépendance à l’égard d’aliments peu nutritifs et dont l’apport calorique est élevé. Il s’en est suivi un cercle vicieux d’obésité et de piètre nutrition, qui menace la santé de la population de la région.

L'arbre, source de nourriture pour les moutons au Mali (no 106515)

L’élevage du mouton joue un rôle de premier plan pour assurer la subsistance des ménages dans les régions rurales du Mali et d’autres pays semi-arides d’Afrique do l’Ouest. Cet élevage pourrait permettre aux femmes vivant en milieu rural d’accroître leur revenu, mais on ne tire pas parti des possibilités qu’il offre parce que les moutons ne mangent pas assez pour produire de la viande en quantité suffisante. L’agroforesterie, qui peut fournir des éléments nutritifs toute l’année, favorisera une meilleure gestion des troupeaux.

Recours aux cultures céréalières traditionnelles pour améliorer la nutrition en milieu rural en Inde (no 106314)

La malnutrition touche plus de personnes en Inde que dans tour autre pays en développement. Bien que les denrées de base telles que le blé et le riz soient subventionnées par l’État, l’aide ne parvient pas toujours à ceux qui en auraient le plus besoin. La disponibilité d’autres céréales et légumineuses nutritives et abordables pourrait contribuer à rompre le cycle de l’insécurité nutritionnelle et de la pauvreté en Inde rurale, particulièrement chez les groupes vulnérables que sont les femmes et les enfants.

Réduction de la malnutrition dans les points chauds de la faim en Inde (no 106505)

En Inde, beaucoup de personnes pauvres vivent dans des régions rurales fortement tributaires de l’agriculture. Or, la grande diversité des cultures traditionnellement pratiquées dans ces régions est aujourd’hui fréquemment mise à mal par les politiques gouvernementales, qui encouragent la culture du riz et du blé. Il en résulte souvent un décalage entre l’important potentiel des terres agricoles et la situation des populations locales, pauvres et mal nourries.

Sécurité alimentaire, pêches et aquaculture en Amazonie bolivienne (#106524)

En dépit de la récente croissance économique en Amérique du Sud, c’est en Amazonie bolivienne que vivent certaines des personnes les plus pauvres de la planète. Un Bolivien sur cinq vit dans une extrême pauvreté — il s’agit surtout de femmes, d’enfants et de groupes autochtones. Les données archéologiques indiquent quo les habitants des régions rurales exploitaient autrefois des systèmes de pisciculture une bonne partie de la population. Malheureusement, aujourd’hui, on ne tire plus parti de ce potentiel. Le poisson pourrait être la principale source de protéines pour les habitants de la région, mais il est quasi absent de leur régime alimentaire. Le développement des pratiques piscicoles peut accroître la sécurité alimentaire des personnes les plus vulnérables, en particulier des femmes et des membres des minorités ethniques.

Un meilleur avenir pour les Nigérianes grâce à la culture maraîchère (no 106511)

La culture et la cueillette des légumes sont des activités de subsistance qui revêtent une importance capitale pour les Nigérianes vivant en milieu rural, où elles constituent la majorité de la main-d’oeuvre. Les légumes sont un élément clé du régime alimentaire de ces femmes et de leur famille, qui bien souvent ne peuvent se payer des produits de base tels que le lait, les œufs et la viande. Il faut mettre au point de nouvelles technologies et améliorer les pratiques agricoles. On obtiendra ainsi davantage de variétés de légumes commercialement viables tour en améliorant la nutrition et en augmentant le revenu et la sécurité alimentaire des personnes pauvres.
Projets
Le CRDI finance des chercheurs des pays en développement afin de bâtir des sociétés plus prospères et en meilleure santé.
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